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Prêt relais 2026 : tout simuler avant de signer

Le prêt relais permet d'acheter votre nouveau bien avant d'avoir vendu l'ancien. C'est l'outil n°1 du secundo-accédant. Mais il est aussi le plus risqué : 24 mois maximum pour vendre, sinon vous payez doublement. Notre simulateur calcule le montant que la banque vous accordera, le coût mensuel et le risque réel.

60-80%% valeur bien à vendre
12-24 moisDurée typique
Sec / DifféréDeux montages
Total / PartielDeux schémas

Simulateur de prêt relais

%
Le prêt relais est souvent 0,3 à 0,7 point au-dessus du taux long classique
Montant relais accordé
Prêt principal nécessaire
Mensualité relais
Coût total du relais
Total à financer
Nouveau bien + frais
Vente nette attendue
Bien − CRD ancien
Solde après vente

Le prêt relais en 3 minutes

Vous voulez acheter une nouvelle résidence principale, mais vous n'avez pas encore vendu l'ancienne. Vous n'avez pas l'apport nécessaire car il est immobilisé dans le bien actuel. Le prêt relais comble ce vide temporaire.

Le mécanisme

La banque vous prête une partie de la valeur estimée de votre bien à vendre (60 à 80%, parfois plus). Cet argent constitue votre apport pour l'achat du nouveau bien. Vous remboursez le prêt relais en une fois quand l'ancien bien est vendu, en général dans les 12 à 24 mois.

Trois variantes

Quand l'utiliser

Combien la banque va vous accorder

Le montant du relais dépend de trois variables : la valeur du bien à vendre, le capital restant dû, et la quotité de couverture appliquée par la banque.

La formule

Relais brut = Valeur estimée × Quotité (60-80%)

Relais net accordé = Relais brut − Capital restant dû sur l'ancien prêt

La quotité bancaire : 60, 70, 80 ou 90%

Exemple : appartement parisien valorisé 400 000 €, CRD 100 000 €

QuotitéRelais brutRelais accordé
60%240 000 €140 000 €
70%280 000 €180 000 €
80%320 000 €220 000 €

Cas particulier : promesse de vente déjà signée

Si vous avez déjà une promesse de vente signée avec acheteur identifié et conditions suspensives levées, la banque peut prêter jusqu'à 95% de la valeur nette (valeur de vente moins CRD). Vous êtes alors quasiment sûr de pouvoir rembourser à la vente.

Les 7 pièges du prêt relais

Le prêt relais est l'un des produits qui finit le plus souvent en contentieux. Voici les pièges classiques.

1. La sur-évaluation de votre bien

La banque retient une estimation prudente. Si votre agent immobilier estime 350 k €, la banque retiendra 320-330 k €. Toujours partir de la valeur basse de la fourchette.

2. Le délai de vente sous-estimé

Dans un marché lent (2024-2025 en France), un bien moyen met 4-9 mois à se vendre. Si vous tablez sur 3 mois, vous risquez le défaut. Prenez toujours la durée maximale du relais (24 mois) et acceptez de baisser le prix de vente si rien ne bouge à 12 mois.

3. Le double coût en cas de non-vente

À l'expiration du relais sans vente, deux options : 1) la banque prolonge le relais (souvent +6 mois, avec sur-tarification), 2) la banque convertit en prêt amortissable long terme (vos mensualités explosent). Anticipez l'option 2 dans votre simulation.

4. Le défaut de remboursement

Si le bien n'est pas vendu à l'échéance et que vous ne pouvez pas absorber les nouvelles mensualités, la banque peut exiger le remboursement intégral et engager une procédure. Le bien à vendre peut être saisi.

5. La clause d'affectation des fonds de vente

Une clause peut imposer que le produit de la vente soit affecté en priorité au remboursement du relais. Vérifiez bien : vous ne pouvez pas utiliser ces fonds pour autre chose même si vous le souhaitez.

6. L'IRA sur le relais en cas de remboursement anticipé

Si vous vendez vite et remboursez le relais après 4-6 mois seulement, une IRA peut s'appliquer comme pour un prêt classique. À négocier dans le contrat : exonération d'IRA en cas de vente.

7. La sur-cotation des intérêts en différé total

Avec un différé total, les intérêts capitalisent. Sur 24 mois à 4% d'un relais de 200 000 €, vous devez 16 600 € d'intérêts en plus du capital. À comparer avec le « relais sec » payé au fil de l'eau.

Règle d'or : ne signez un relais que si vous avez un plan B en cas de non-vente. Capacité à honorer les mensualités complètes pendant 6-12 mois supplémentaires, par exemple via une épargne dédiée ou des revenus locatifs temporaires.

Relais ou achat-revente classique : que choisir

Trois stratégies possibles pour passer d'un bien à l'autre.

Stratégie 1 : vendre puis acheter (sans relais)

Stratégie 2 : acheter puis vendre (avec relais)

Stratégie 3 : achat sans vendre l'ancien (mise en location)

Pour chiffrer précisément ces trois stratégies, consultez aussi notre simulateur de capacité d'emprunt qui intègre les loyers perçus si vous gardez le bien en location.

Comment négocier les meilleures conditions de relais

Comme pour tout crédit, les conditions ne sont pas figées.

Négocier la quotité

Une quotité de 70% est standard mais négociable. Pour pousser à 75-80% :

Négocier le taux

Les taux relais sont entre 0,3 et 0,7 point au-dessus du taux long classique. Marge négociable de 0,15-0,30 point en mettant en concurrence 2-3 banques.

Négocier la durée

24 mois est le standard. Demandez explicitement un avenant possible de +6 mois à conditions préférentielles en cas de retard de vente. Mieux vaut anticiper que renégocier en urgence.

Négocier l'IRA

Demandez la suppression de l'IRA en cas de remboursement anticipé total (= à la vente). Sur un relais, la banque est en général d'accord car le remboursement à la vente est attendu.

Négocier le différé partiel

Beaucoup de banques ne proposent que « sec » ou « différé total ». Demandez un montage hybride : 6 mois de différé (le temps de signer la vente) puis intérêts au fil de l'eau. Permet de protéger votre cash sans capitaliser tous les intérêts.

Questions fréquentes

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