Les taux ont continué leur décrue depuis le pic de fin 2023. Voici, à jour de mai 2026, les taux moyens observés chez les banques nationales et régionales, par durée et par profil emprunteur. Plus un simulateur qui chiffre instantanément ce que chaque dixième de point représente sur votre crédit.
Voici les taux moyens observés en mai 2026 chez les principales banques françaises. Ces taux sont des taux nominaux annuels hors assurance. Trois profils distincts :
| Durée | Très bon profil | Profil moyen | Profil tendu | Variation 12 mois |
|---|---|---|---|---|
| 10 ans | 2,85% | 3,05% | 3,35% | −0,35 pt |
| 15 ans | 2,95% | 3,20% | 3,50% | −0,40 pt |
| 20 ans | 3,15% | 3,40% | 3,75% | −0,45 pt |
| 25 ans | 3,30% | 3,60% | 3,95% | −0,50 pt |
Notez que ces taux sont des moyennes nationales. Les banques régionales (Crédit Agricole régional, Caisse d'Épargne régionale, Banque Populaire régionale) peuvent proposer des conditions sensiblement différentes selon les politiques commerciales locales. À profil égal, l'écart entre la meilleure et la moins compétitive des banques sur un même dossier atteint régulièrement 0,40 à 0,60 point.
Pour comprendre où se situe le marché en 2026, il faut regarder le chemin parcouru depuis 2022.
| Période | Taux moyen 20 ans | Contexte |
|---|---|---|
| Janvier 2022 | 1,10% | Plancher historique post-Covid |
| Octobre 2022 | 2,20% | Première remontée BCE |
| Juillet 2023 | 3,80% | Resserrement monétaire violent |
| Décembre 2023 | 4,25% | Pic du cycle |
| Juin 2024 | 3,90% | Premières baisses BCE |
| Décembre 2024 | 3,65% | Détente confirmée |
| Juin 2025 | 3,50% | Plateau au-dessus de 3% |
| Décembre 2025 | 3,42% | Stabilisation |
| Mai 2026 | 3,40% | Marché stabilisé |
Après deux années de baisse régulière, les taux se sont stabilisés autour de 3,40% sur 20 ans. La BCE a interrompu son cycle de baisse, considérant que l'inflation cœur de zone euro reste collante autour de 2,3% en 2026. Tant que l'inflation ne descend pas durablement sous 2%, peu de chances de voir les taux immobiliers casser le plancher des 3%.
Pour autant, par rapport au pic de fin 2023, l'amélioration est nette : sur un emprunt de 200 000 € sur 20 ans, l'écart entre 4,25% et 3,40% représente environ 22 000 € d'intérêts en moins sur la durée totale.
L'écart de 0,40 à 0,60 point entre les profils n'est pas anecdotique. Voyons les raisons concrètes.
Une banque qui prête à 0,40 point au-dessus du marché ne le fait pas par méchanceté. Le surcoût compense un risque accru : taux de défaut statistiquement plus élevé sur les profils tendus, marge moins confortable en cas de revente forcée, frais de gestion en cas d'incident. La banque mutualise.
Un bon profil consomme aussi plus de produits : assurance habitation, assurance prévoyance, carte premium, épargne (PEL/CEL/livret), assurance-vie. La banque concède 0,20 point sur le taux nominal et le récupère avec largesse sur 25 ans de PNB (produit net bancaire).
Les profils tendus consomment l'enveloppe dérogatoire des 20%. Cette enveloppe est précieuse : la banque la facture plus cher que le canal standard.
Certaines régions (Bretagne, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine) ont des politiques territoriales favorisant l'accession via leur banque régionale historique. Renseignez-vous : 0,10 à 0,20 point peuvent venir des accords locaux.
Trois concepts différents qui se ressemblent, et qu'il faut bien distinguer pour comparer correctement deux offres.
C'est le taux d'intérêt seul, celui annoncé par la banque dans son barème. Sert à calculer la part « intérêts » de chaque mensualité.
Inclut le taux nominal + l'assurance emprunteur obligatoire + les frais de dossier + les frais de garantie (caution Crédit Logement, IPPD, hypothèque) + les frais d'évaluation éventuels. C'est le seul indicateur permettant de comparer deux offres. Une banque qui annonce 3,10% de taux nominal mais facture une assurance à 0,40% et 1 500 € de frais peut être plus chère qu'une banque qui annonce 3,30% avec assurance à 0,18% et 500 € de frais.
Plafond légal du TAEG, défini chaque trimestre par la Banque de France. Au T2 2026 :
Si le TAEG d'une offre dépasse le taux d'usure, l'offre est légalement nulle. Pendant la crise 2023, c'est ce mécanisme qui bloquait de nombreux dossiers : les banques ne pouvaient pas répercuter leurs coûts car le TAEG dépassait le plafond. En 2026, la marge entre TAEG moyen et taux d'usure est confortable, donc ce blocage est rare.
Le taux affiché par votre banquier n'est jamais le taux qu'il est prêt à consentir. Le barème interne est plus bas, parfois sensiblement. Voici les leviers efficaces.
Sollicitez 3 à 5 banques. Présentez à chacune votre dossier impeccable. Au deuxième tour, soumettez l'offre la plus basse aux autres : la dernière à descendre gagne le dossier. Gain typique : 0,15 à 0,30 point.
Cafpi, Empruntis, Meilleurtaux, Pretto, Vousfinancer. Le courtier négocie pour vous avec un barème dédié, souvent meilleur que ce que vous obtenez en direct. Sa rémunération (0,5 à 1% du capital ou un forfait de 500 à 1 500 €) est largement compensée par les économies. Cumulable avec les démarches en direct.
Légalement limitée à 10 ans depuis 2018 (article L. 313-25-1 du Code de la consommation), la clause de domiciliation reste un levier efficace : 0,10 à 0,20 point en moyenne. Acceptez si la banque ne vous facture pas la tenue de compte au-dessus du marché.
Assurance habitation, prévoyance, livret d'épargne, carte bancaire premium. Chaque produit consenti améliore la marge globale de la banque et débloque une remise sur le taux. Calculez le coût des produits supplémentaires : si la remise sur taux dépasse, c'est gagnant.
Voir notre page assurance emprunteur loi Lemoine. La délégation peut faire gagner 0,05 à 0,15 point équivalent sur le TAEG.
Passer de 10% à 20% d'apport débloque une grille de taux préférentielle dans la plupart des banques. 0,10 à 0,20 point en moyenne. Voir notre guide apport personnel.
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